Alternative à Kaspr : le vrai critère n’est pas le prix, c’est le point de départ
Kaspr part d’un profil LinkedIn ouvert dans le navigateur : sans URL de profil, la recherche ne démarre pas. C’est cette contrainte, plus que le prix au numéro, qui décide s’il vous convient. Voici les grilles relevées et ce qu’elles coûtent réellement à une équipe.
Ce que Kaspr fait très bien, et où il s’arrête
Kaspr se pilote depuis un profil LinkedIn ouvert dans le navigateur. L’extension lit la page, interroge la base de l’éditeur et rend un numéro ou un email. Pour qui prospecte en partant de LinkedIn, c’est direct et efficace.
La limite tient en une phrase : sans URL de profil, il n’y a pas de point d’entrée. Or une part importante du tissu économique français n’est pas sur LinkedIn — l’artisan de trois salariés, le cabinet comptable de province, le gérant de deux restaurants. Ces professionnels existent, ils sont joignables, ils ne sont simplement pas là où l’extension sait regarder.
C’est le vrai critère de choix entre ces outils, et il passe avant le prix. La question n’est pas « lequel est le moins cher », mais « de quoi je dispose au moment où je lance la recherche ». Un profil LinkedIn ? Un fichier à compléter ? Ou seulement un nom, une ville, un fragment de numéro noté à la volée ?
Combien coûte un numéro direct chez chaque éditeur
Les grilles ne se comparent pas telles quelles : certaines comptent des crédits fongibles, d’autres tiennent deux compteurs séparés, d’autres facturent par utilisateur. On les ramène donc toutes à la même question — combien coûte un numéro de téléphone direct.
| Éditeur et offre | Prix mensuel | Coût d’un numéro direct | Facturation |
|---|---|---|---|
| trouvé! Scale | 254,90 € | 0,31 € | par compte |
| trouvé! Business | 118,90 € | 0,36 € | par compte |
| Kaspr Business | 99,00 € | 0,49 € | par compte |
| FullEnrich Pro | 55,00 € | 0,55 € | par compte |
| Kaspr Starter | 59,00 € | 0,59 € | par compte |
| trouvé! Starter | 19,90 € | 0,60 € | par compte |
| Lusha Professional | 69,90 $ | 1,17 $ | par utilisateur |
| Lusha Premium | 399,90 $ | 1,18 $ | par utilisateur |
| Lusha Starter | 49,90 $ | 1,25 $ | par utilisateur |
Relevé le 30 août 2026 sur les pages tarifaires publiques, en facturation mensuelle sans engagement. Chaque montant garde la devise de son éditeur. Les offres dont la grille publique ne permet pas de calculer un coût au numéro n’y figurent pas, plutôt que d’y faire entrer un chiffre emprunté ailleurs.
Deux lectures s’imposent. Sur le coût unitaire, l’offre Scale de trouvé! est la plus basse de ce comparatif, à 0,31 € le numéro. Mais regardez la ligne du bas : à 19,90 € par mois, notre offre Starter revient à 0,60 € le numéro, soit sensiblement le même coût unitaire que le Starter de Kaspr à 0,59 €. Sur ce palier, l’écart de prix unitaire est négligeable — ce qui départage se joue ailleurs.
Ce que le tableau ne montre pas : qui paie, et combien de fois
Le prix affiché est un prix par personne chez Lusha et Apollo.io. Le tableau ci-dessus compare donc des choses qui ne se comportent pas pareil dès qu’une deuxième personne rejoint l’équipe.
Une équipe de trois commerciaux paie 209,70 $ par mois sur Lusha Professional, et 297,00 $ par mois sur Apollo.io Professional. Le même besoin, chez trouvé!, reste à 118,90 € sur l’offre Business, que l’on soit un, trois ou dix à s’en servir : l’abonnement porte sur le volume de clés, pas sur l’effectif.
C’est l’écart que la ligne « prix mensuel » d’un tableau ne dit jamais, et c’est souvent le plus coûteux à découvrir après la signature.
Le compteur est-il fongible ?
C’est la question qu’on se pose au troisième mois, jamais au premier.
Chez Kaspr, les crédits téléphone et les crédits email sont deux compteurs distincts. Un mois sans appel ne finance pas les emails du mois suivant. Chez Lusha, les crédits sont fongibles mais un numéro en consomme dix quand un email en consomme un — l’arbitrage existe, il est simplement très défavorable au téléphone.
Chez trouvé!, une clé unique couvre les trois types de coordonnée : 1 clé pour un email professionnel, 2 pour une adresse postale, 3 pour un numéro de téléphone. Sur l’offre Business, la même enveloppe vaut donc 333 numéros ou 1 000 emails, et le choix se fait au fil du mois selon ce dont la campagne a besoin. L’adresse postale, en particulier, reste un canal ouvert que les grilles concurrentes ne tarifent pas.
Comment choisir, concrètement
Vous partez d’un profil LinkedIn ouvert. Kaspr fait le travail. Si votre prospection démarre systématiquement depuis LinkedIn, changer d’outil n’apportera rien.
Vous avez un fichier de contacts à compléter. FullEnrich et Dropcontact sont conçus pour ça : ils enrichissent un contact que vous leur donnez. Ce sont des outils d’enrichissement, pas des moteurs de recherche de personnes.
Vous n’avez qu’un indice partiel. Un nom et une ville, une raison sociale, un fragment de numéro, une adresse email trouvée sur un devis. C’est le cas d’usage de notre moteur de recherche, et celui pour lequel une extension de navigateur n’a pas de réponse.
Vous êtes plusieurs. Regardez d’abord si l’abonnement se multiplie par utilisateur. C’est la variable qui pèse le plus lourd sur la durée, bien avant le coût unitaire.
Le détail de nos offres est sur la page tarifs, et la méthode complète de ce relevé — sources, calculs, hypothèse de parité — est expliquée dans notre comparatif des outils de prospection B2B.
Ce que trouvé! ne fait pas
Il faut le dire aussi clairement que le reste. trouvé! ne dit pas si un numéro est professionnel ou personnel. Il ne vérifie pas si vous avez le droit d’appeler. Il ne recueille ni ne transmet de consentement, et ne certifie l’usage d’aucune coordonnée.
Ces vérifications vous appartiennent, et elles comptent : depuis le 11 août 2026, appeler un consommateur exige son consentement préalable, dont la preuve incombe à l’appelant. Entre professionnels, la prospection reste possible sur le fondement de l’intérêt légitime, avec information et droit d’opposition.
Un outil qui prétendrait trancher cette qualification à votre place vous ferait courir un risque en vous laissant croire le contraire.